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Alimentation des chevaux à hautes performances avec l'aliment complet en briquettes |
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INTRODUCTION Le cheval sauvage, l'ancêtre du cheval actuel, se nourrissait de
fourrages pauvres en énergie dont il disposait dans la vaste campagne. Ceci
ne posait pas de problèmes étant donné les faibles besoins, de l'ordre de 50
à 60 MJ d'énergie digestible journalière pour couvrir son entretien. Après la domestication, les
chevaux ont été sélectionnés et élevés pendant des siècles sur leurs
performances. Pour les chevaux actuels à hautes performances, à
l'entraînement ou pendant la saison des concours, les besoins ont évolué à
120 MJ d'énergie journalière. Ces besoins supplémentaires ne peuvent plus
être couverts par des fourrages grossiers, des aliments riches en énergie
contenant de l'amidon sont nécessaires. Comme le système digestif du cheval
reste en premier lieu adapté à la digestion de fourrages grossiers, il peut
arriver que la distribution de grandes quantités d'aliments et la rapidité
avec laquelle ces derniers sont mangés entraîne des fausses fermentations
dans l'intestin grêle et conduise à des gonflements, voire des coliques dans
le gros intestin. PROCÉDÉ DE FABRICATION Le foin est tout d'abord
haché à une longueur de 5 cm, sans étirement, au moyen d'un hacheur à
disques. Il est ensuite dépoussiéré et nettoyé de la terre, des pierres, du
sable, du bois etc. au moyen d'un séparateur à gravitation. Après ce
traitement, le foin est une nouvelle fois dépoussiéré et mis en briquettes
avec adjonction d'aliment concentré et de mélasse. AMÉLIORATION DE LA DIGESTIBILITÉ La mise en briquette conditionne les
nutriments pour une meilleure digestibilité. Les fourrages de
base et les concentrés sont absorbés en même temps et non consécutivement. Le concentré mélangé au foin doit obligatoirement être mâché longtemps et
salivé, ce qui améliore le temps de passage dans l'estomac et l'intestin
grêle. Ainsi les nutriments sont mieux mis en valeur. L'augmentation du flux
de salive et le pH bas dans l'estomac devraient conduire à une meilleure
absorption des minéraux. Les briquettes d'aliment complet alimentent
l'appareil digestif lentement, avec des nutriments bien répartis (pas de
possibilité d'absorption trop rapide du fourrage ou de l'aliment). La flore
intestinale est ainsi régulière, ce qui favorise une digestion microbienne
active capable de former des acides gras à chaînes courtes. Ces derniers
servent à leur tour de supports énergétiques. Les parties de foin mâchées par
le cheval ne se contentent pas d'influencer positivement la flore microbienne
et le pH, elles favorisent aussi, par leur grande surface et leur forte
propriété hygroscopique, l'accumulation de grandes quantités d'eau dans
l'appareil digestif. Les
réserves d'eau sont avant tout très importantes pour les chevaux à hautes
performances dont les pertes par la transpiration sont importantes. C'est
ainsi que la part journalière de foin ne devrait pas être inférieure à
0.8-1.2 kg par 100 kg de poids du cheval. De par la bonne appétence des
briquettes, nous pouvons ajouter sans problèmes des substances de valeur au
fourrage de base, ce qui, dans une alimentation conventionnelle, ne serait
pas si aisé. COMPLÉMENT D'HUILE
VÉGÉTALE L'adjonction d'huile
végétale aux briquettes, jusqu'à 7%, permet encore une augmentation de
l'énergie digestible de 25 à 30 MJ par jour. Avec une ration journalière de
10 kg de briquettes contenant 10.8 MJ d'énergie digestible par kg, et une
addition de 7% d'huile végétale, le cheval reçoit au total 133 MJ d'énergie
digestible. Les besoins sont ainsi couverts pour du travail intensif. De plus
on obtient un rapport favorable entre la matière azotée digestible pour
chevaux (MADC) et l'énergie digestible chevaux (MJ EDC), qui se monte à 5.7 g
MADC/MJ EDC. POUSSIÈRE L'absence absolue de poussière dans les briquettes d'aliment complet
empêche une diminution des performances causée par la sensibilité à la
poussière de certains chevaux à hautes performances. Ces derniers peuvent
retrouver leurs performances originales intactes après un passage conséquent
à un affouragement et une garde exempts de poussière. - Dans ce cas aussi:
mieux vaut prévenir que guérir! Octobre 08 /EH/eb |
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